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500 marchés de croissance pour identifier vos prochains relais de croissance

  • il y a 2 jours
  • 8 min de lecture

Alors que la croissance européenne plafonne autour de 1 %, les entreprises qui surperforment sont celles qui ont su identifier — avant les autres — les marchés où la demande accélère. Encore faut-il savoir où chercher. Gotoimpact publie un référentiel inédit : près de 500 marchés de croissance déclinés en près de 2 000 segments de croissance, répartis sur 28 secteurs d'activité, tous caractérisés par un TCAM (taux de croissance annuel moyen) d'au moins 5 % sur les 10 à 15 prochaines années.



Le problème : une croissance européenne en panne, des entreprises en quête de relais

Le constat est sans appel. Depuis une décennie, la croissance du PIB de la zone euro oscille entre 0,5 % et 2 %, loin des dynamiques américaines ou asiatiques. Pour les entreprises, cette atonie se traduit par un phénomène concret : les marchés traditionnels s'essoufflent, les marges se contractent, et les positions acquises ne garantissent plus la performance future.

Face à cette réalité, les dirigeants se retrouvent confrontés à une question stratégique fondamentale : où trouver les prochains relais de croissance ? La réponse classique — « dans notre cœur de métier » — ne suffit plus. Non pas qu'il faille l'abandonner, mais parce que s'y cantonner revient à ignorer un gisement considérable d'opportunités adjacentes, transversales, parfois radicalement nouvelles.

C'est précisément pour répondre à cette question que Gotoimpact a construit un outil que nous mettons aujourd'hui à disposition des dirigeants : un référentiel consolidé de près de 500 marchés de croissance et près de 2 000 segments de croissance, couvrant 28 secteurs d'activité, chacun documenté avec ses taux de croissance prévisionnels, ses drivers, ses acteurs clés et ses horizons temporels.


Pourquoi un référentiel de marchés de croissance ?

Les études de marché ne manquent pas. Les rapports sectoriels non plus. Alors pourquoi un référentiel de plus ? Parce qu'il répond à un angle mort persistant dans la réflexion stratégique des entreprises.

Premier angle mort : le cloisonnement sectoriel. La plupart des études analysent un secteur à la fois. Or les opportunités de diversification les plus puissantes naissent précisément aux intersections entre secteurs. Un industriel de l'aérospatiale qui maîtrise le traitement de surface peut avoir un avantage décisif sur les marchés du dispositif médical implantable. Un acteur de la construction qui excelle en BIM (Building Information Modeling, modélisation numérique du bâtiment) dispose de compétences directement transférables vers les jumeaux numériques industriels. Ces connexions intersectorielles restent invisibles dans les analyses mono-secteur.

Deuxième angle mort : la granularité insuffisante. Dire que « le marché de la cybersécurité croît de 12 % par an » est exact mais inexploitable. Le dirigeant qui cherche un relais de croissance a besoin de savoir que, dans ce marché, le segment ZTNA (Zero Trust Network Access, accès réseau à confiance zéro) croît de 18 à 25 %, que les plateformes XDR/MDR (détection et réponse étendues/managées) affichent des TCAM de 18 à 24 %, et que le SASE (Secure Access Service Edge, convergence réseau-sécurité cloud) convergé progresse de 25 à 32 %. C'est à ce niveau de détail — le segment de croissance — que les décisions d'investissement se prennent.

Troisième angle mort : l'absence de vision transversale. Quand on consulte 28 secteurs simultanément, des patterns émergent. L'intelligence artificielle irrigue aussi bien la santé (IA radiologie : 28-38 % de TCAM) que l'agriculture (plateformes DSS — systèmes d'aide à la décision — agronomiques : 15-22 %) ou la finance (conformité réglementaire automatisée). Le référentiel rend ces convergences visibles.


28 secteurs, près de 500 marchés et 2 000 segments de croissance : la méthode

Le référentiel Gotoimpact couvre 28 secteurs d'activité, subdivisés en près de 500 marchés de croissance, pour un total de près de 2 000 segments de croissance. Chaque segment répond à un critère de sélection strict : un TCAM (taux de croissance annuel moyen composé) d'au moins 5 % sur un horizon de 10 à 15 ans, documenté par des sources institutionnelles, des cabinets de référence ou des organismes sectoriels.

Pour chaque marché identifié, le référentiel fournit une définition précise, les taux de croissance prévisionnels (monde, Europe et France), les principaux drivers de cette croissance, les acteurs clés du marché, l'horizon temporel retenu et la source de référence.

Voici la répartition des près de 2 000 segments identifiés sur les 28 secteurs analysés :

 

Secteur

Segments

Secteur

Segments

Énergie

157

Eau

55

Construction & Infrastructure

116

Beauté & Cosmétique

50

Numérique & Télécoms

111

Villes, Services publics & GovTech

50

Mobilité & Transports

99

Santé & Bien-être

45

Agriculture & Sylviculture

91

Éducation & Formation

43

Défense, Sécurité & Spatial

91

Immobilier & Maison

39

Marketing & Publicité

88

ICC & Artisanat d'art

37

Finance & Assurances

85

Pêche, Aquaculture & Éco. bleue

37

Mines & Matériaux critiques

80

Silver Economy & Longévité

36

Alimentation

74

Commerce & Distribution

35

Matériaux & Emballages

72

Médias, Loisirs & Divertissement

34

Performance des entreprises

68

Mode & Accessoires

33

Environnement & Éco. circulaire

66

Voyages & Tourisme

28

Industrie & Manufacturing

66

Sport & Sport Business

27

 Tableau : Répartition des segments de croissance par secteur — Référentiel Gotoimpact 2026

 

Trois enseignements se dégagent immédiatement de cette répartition. D'abord, les secteurs de la transition écologique et énergétique concentrent la plus forte densité de segments : l'énergie (157 marchés), la construction (116), l'environnement (66) et la mobilité (99) totalisent à eux seuls près d'un quart du référentiel. Ensuite, le numérique et les télécoms (111 segments) confirment que la transformation digitale reste un gisement de croissance majeur, loin d'être épuisé. Enfin, des secteurs que l'on pourrait croire « matures » révèlent une dynamique insoupçonnée : le marketing et la publicité (88 segments), la finance (85) ou les mines et matériaux critiques (80) regorgent de segments en forte croissance.


Ce que révèle le référentiel : des croissances qui bousculent les idées reçues

Au-delà des chiffres globaux, c'est en plongeant dans le détail des marchés que le référentiel prend toute sa valeur. Voici quelques exemples qui illustrent la diversité et l'intensité des dynamiques à l'œuvre.


Énergie : le stockage et le nucléaire de nouvelle génération en hypercroissance

Le secteur de l'énergie concentre les croissances les plus spectaculaires du référentiel, avec 157 segments identifiés. Le stockage d'énergie et les batteries de nouvelle génération dominent : les batteries solid-state (à électrolyte solide) affichent des TCAM mondiales de 50 à 70 %, les batteries sodium-ion de 45 à 60 %, les batteries lithium-soufre de 40 à 55 %. Le marché des BESS (Battery Energy Storage Systems, systèmes de stockage par batteries) à l'échelle industrielle croît de 25 à 45 % selon les segments, porté par l'intégration massive des énergies renouvelables intermittentes et les besoins de flexibilité des réseaux.

Autre dynamique majeure : le nucléaire de nouvelle génération. Les SMR (Small Modular Reactors, petits réacteurs modulaires) à eau pressurisée affichent des TCAM de 30 à 55 %. Les micro-réacteurs de moins de 20 MW, destinés à des sites isolés ou industriels, progressent de 40 à 60 %. La fusion nucléaire elle-même génère des marchés en émergence rapide : tokamaks supraconducteurs et machines compactes alternatives atteignent des TCAM de 40 à 70 %. Ces chiffres ne relèvent pas de la prospective spéculative : ils s'appuient sur des programmes industriels en cours de déploiement (NuScale, EDF SMR, Rolls-Royce SMR) et des cadres réglementaires européens en voie de structuration.

 

Mobilité : les carburants d'aviation durable redéfinissent la filière aéronautique

Le segment des SAF (Sustainable Aviation Fuels, carburants d'aviation durables) illustre parfaitement la logique du référentiel. Le e-SAF, produit par procédé Power-to-Liquid (conversion d'électricité renouvelable en kérosène synthétique), affiche un TCAM de 60 à 80 % au niveau mondial — l'un des taux les plus élevés du référentiel. Les SAF Alcohol-to-Jet progressent de 35 à 50 %. Parallèlement, le marché des eVTOL (aéronefs à décollage et atterrissage vertical électriques, souvent appelés « taxis volants ») croît de 45 à 60 %. Pour un industriel de l'aéronautique, ces marchés représentent des diversifications naturelles. Pour un chimiste ou un énergéticien, ce sont des diversifications adjacentes à fort potentiel.


Agriculture : bien au-delà du bio

L'agriculture concentre 91 segments de croissance, et les plus dynamiques ne sont pas ceux qu'on imagine. L'agrivoltaïsme dynamique croît de 30 à 40 %, le biochar (charbon végétal séquestrant le carbone dans les sols) de 25 à 35 %, la MRV carbone sols (mesure, reporting et vérification du carbone séquestré) de 20 à 30 %. La robotique agricole — robots de désherbage (22-30 %), tracteurs autonomes (18-25 %), robots de récolte (20-28 %) — transforme un secteur souvent perçu comme traditionnel en terrain d'innovation technologique de premier plan.


Numérique : la cybersécurité et l'IA d'infrastructure en tête

Le numérique ne se résume pas à l'IA générative. Le référentiel révèle des dynamiques puissantes dans la cybersécurité (SASE convergé à 25-32 % de TCAM, CNAPP — protection des applications cloud-natives — à 22-30 %), le quantique (11 segments identifiés), les semi-conducteurs (14 segments) et l'électronique durable (12 segments). L'IA d'infrastructure et le MLOps (industrialisation du cycle de vie des modèles de machine learning), avec 22 segments, constituent le marché le plus dense du numérique — signe que la valeur se déplace des applications visibles vers les couches d'infrastructure.


Santé, construction, défense : des dynamiques transversales

L'IA en radiologie croît de 28 à 38 %. La rénovation énergétique massive du parc existant génère un cluster de marchés en forte croissance. Les drones militaires et systèmes autonomes (8 segments dans le secteur Défense) illustrent la dualité technologique civil-militaire. Ces exemples montrent que les marchés de croissance ne se cantonnent pas aux secteurs « à la mode » : ils traversent l'ensemble du tissu économique.


La logique de diversification : regarder au-delà de son propre secteur


C'est ici que le référentiel prend sa dimension la plus stratégique. Son intérêt ne se limite pas à recenser les marchés en croissance dans un secteur donné. Il permet d'identifier des opportunités de croissance dans des secteurs adjacents ou éloignés, là où les compétences et savoir-faire d'une entreprise peuvent s'appliquer de manière différenciante.

Prenons un exemple concret. Un industriel spécialisé dans les capteurs IoT (Internet des objets) pour le bâtiment (secteur Construction) peut légitimement s'intéresser aux capteurs IoT pour les champs et les sols agricoles (secteur Agriculture, TCAM 15-20 %), au monitoring des ouvrages d'art (secteur Construction, un autre sous-segment), ou à la surveillance intelligente urbaine (secteur Villes & GovTech). Trois marchés en forte croissance, dans trois secteurs différents, mais une même compétence technologique de base.

Cette approche est au cœur de ce que nous appelons la diversification intelligente : partir des compétences et des savoir-faire de l'entreprise pour identifier, dans le référentiel, les marchés où ces compétences confèrent un avantage concurrentiel transférable. C'est l'inverse de l'approche opportuniste qui consiste à courir après le marché « à la mode » sans se demander si l'on a les moyens d'y réussir.


Du référentiel à l'action : le programme Diversification360


Un référentiel, aussi exhaustif soit-il, ne vaut que par l'usage qu'on en fait. C'est pourquoi ce référentiel de marchés de croissance constitue la pierre angulaire de notre programme Diversification360, conçu pour accompagner les entreprises — de la PME au grand groupe — dans l'identification et la qualification concrète de leurs relais de croissance.

Le programme ne se contente pas de montrer où la croissance se trouve. Il permet de qualifier les opportunités pertinentes pour chaque entreprise en fonction de ses compétences distinctives et de ses actifs technologiques. Il évalue la faisabilité et le potentiel de chaque piste de diversification identifiée. Il construit les arguments stratégiques et le business case pour chaque opportunité retenue. Enfin, il identifie les partenaires, cibles d'acquisition et écosystèmes à activer pour concrétiser ces opportunités.

L'objectif est simple : transformer une cartographie de marchés en un portefeuille actionnable de relais de croissance, adapté à la réalité et aux ambitions de chaque entreprise.

 

 

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Nous avons compilé un dossier de synthèse : contexte macro-économique européen, méthodologie du référentiel, répartition complète des près de 500 marchés et 2 000 segments sur les 28 secteurs, et zoom approfondi sur 5 secteurs représentatifs avec des exemples concrets de marchés, de TCAM et d'acteurs clés.

Vous souhaitez aller plus loin et échanger sur les opportunités de diversification spécifiques à votre entreprise ?

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